J'ai découvert Claude Lévi-Strauss assez tard par
l'intermédiaire d'un prof d'anthropologie passionnant, hélas aujourd'hui
disparu, qui avait su réveiller en moi une curiosité très bizarrement refoulée au rayon de "l'intérêt des choses insignifiantes". J'ai découvert Lévi-Strauss comme un enfant (alors que
j'approchais la quarantaine) s'émerveillant en lisant les récits d'aventures de courageux explorateurs, mais en y découvrant une multitudes de petits gestes, de représentations symboliques
parfois minuscules, apparemment sans intérêt, mais qui par accumulation m’ont fait prendre conscience de l’unité de l’espèce humaine dans une merveilleuse altérité. Il y eut,
bien sûr "Tristes Tropiques" mais aussi " Structures élémentaires de la parenté ", " la Pensée Sauvage". C’est sans doute ces découvertes qui m’ont donné ce gout pour "la
curiosité de l’autre". Ce qui m’a amené à réfléchir sur l’identité qui se construit à la rencontre de l’autre dans l’acceptation et la reconnaissance de sa différence et de ses richesses. Et qui
m’ont amené à en conclure que l’Humanité ne serait être régit par des pratiques contraintes dans des frontières administratives et que l’identité d’un groupe, que se soit à
l’échelle d’une nation ou d’une pratique sociale ou locale, ne serait être figée, ni résumée dans une représentation qui ne pourrait être que caricaturale, voire excluante. C’est pourquoi le
débat sur l’identité nationale que nous propose la, soit disant, Gauche Sarkosiste est clairement un dangereux contre-feu électoraliste à
destination de ceux qui, sous prétexte d’une certaine liberté (individuelle), ont toujours tenté de mettre à mal les deux autres pendants de notre devise républicaine l’égalité et la
fraternité.
Je ne développerais pas plus sur
ce débat qui ne m’intéresse pas mais je vous invite à lire cet article du monde : « Quand Lévi-Strauss dénonçait
l'utilisation politique de l'identité nationale » en cliquant sur le lien
suivant :Le Monde
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