Eric POMMET
Un Nouveau Souffle
Canton Sainte Foy lès Lyon/La Mulatière
| Mars 2010 | ||||||||||
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Contrairement à la droite lyonnaise qui se lamente aujourd’hui, de la non sélection de la ville de Lyon comme Capitale Européenne de la
culture, sans avoir me semble-t-il, hier, montré beaucoup d’intérêt à cette candidature, ni beaucoup d’allant pour la soutenir, je ne critiquerai pas une supposée
méthode « Coué-Collomb » en matière culturelle, le droit à l'erreur est toujours possible et puis quand on ne tente rien on est bien sur de ne jamais se tromper..... Mais en analysant
plus en détail les éléments qui on fait la qualité de la candidature Marseillaise, force est de constater que Lyon n’a pas su mobiliser toute la ville et ni, par extension, toutes les forces de
l’agglomération autour de son projet. Pourquoi ? Outre le slogan peu mobilisateur et assez obscur pour une grande majorité de la population (inutile d’y revenir), la plupart des soutiens
annoncés ou médiatisés, s’ils étaient indéniablement inscrits dans une construction d’image lyonnaise, ne ressemblaient pas à la population lyonnaise. Ils semblaient tous appartenir à ce
« Lyon People », cette « jet set provinciale » qui agace le commun des citoyens qui, bien entendu, n’en fait pas partie. Les démarches culturelles mises
en valeurs paraissaient déjà trop empreintes d’une certaine reconnaissance du Gotha Culturel, mais étaient elles intégrées à la culture populaire qui fait l’identité d’une
cité ? Quid justement dans le dossier de cette Culture Populaire qui, à l’aube du XXI° siècle, se renouvelle sans cesse. Quid de la Socio Culture,
portée par des centaines d’associations regroupant des réseaux importants de militants et qui sont autant de médiateurs facilitant l’accès à la Culture du plus grand
nombre ? En ces temps de récession, de disette créative, n’est-ce pas cela que l’on a voulu récompenser en choisissant, à l’unanimité, Marseille ? Avec le recul, il apparait que
« Lyon la bourgeoise » n’avait aucune chance et qu’une candidature commune avec Saint Etienne, (même si elle est contre nature sur le plan sportif) aurait pu se
défendre sur les plans des arts, des pratiques et de la création. L’un des angles d’attaque aurait pu être cette logique « d’aire économique et géographique» pour laquelle
l’amélioration des moyens de communications (dans tous les sens du terme) a du mal à se mettre en place, faute de culture et d’arguments communs, faute de projets
communs.
Au-delà de toutes les logiques d’actions, de la mobilisation de
réseaux, des formes de compromis des acteurs, de mes cours de sociologie, j’ai souvenir que B.Latour, nous apprend qu’un projet, quelque il soit, a besoin d’Amour. Sur ce coup, Lyon a beaucoup
manqué d’amour(s).